| Le
département situé à
la limite de la haute Bretagne (St-Malo,
St-Brieuc) et de la basse Bretagne
(Tréguier) conserve des témoins
de son histoire depuis la plus haute
antiquité : vestiges du Paléolithique
et du Néolithique, nombreux
tumulus, allées couvertes,
dolmens ou menhirs, parfois christianisés.
A signaler également quelques
souterrains-refuges et la stèle
du dieu au Maillet au Rillan en St-Brandan.
Lors de l'invasion romaine le territoire
des Côtes-d'Armor était
partagé par le cours du Gouet
et de l'Oust entre la cité
des Curiosolites à l'est (chef-lieu
: Corseul) et celle des Osismes à
l'ouest. De nombreuses substructions
et voies anciennes sont encore visibles
aujourd'hui. Le VIème siècle
vit l'arrivée des Bretons de
Grande-Bretagne émigrés
surtout d'Irlande : c'est l'époque
de la fondation des monastères
(Tréguier, St-Brieuc) et des
saints bretons, dont le roi martyr
Salomon.
Après les invasions normandes
des IXème et Xème siècles,
survint la restauration de la Bretagne,
la guerre de Succession de Bretagne
entre les maisons de Blois et de Montfort
au XIVème siècle, et
deux siècles plus tard l'union
définitive du duché
d'Anne de Bretagne à la couronne
de France.
Si les troubles de la Ligue au XVIème
siècle furent moins violents
que dans d'autres régions de
France en raison du traditionalisme
catholique des Bretons, par contre
durant la Révolution la chouannerie
a marqué profondément
tout l'est du département,
le pays de Moncontour et la Haute-Cornouaille.
Les longues listes des monuments aux
morts témoignent de la part
prise par le département à
la grande guerre et durant la Résistance
; Plouha fut un centre d'évasion
vers l'Angleterre. |